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28 août 2014
Dernière mise à jour : 09h02

Bon anniversaire, Macintosh

Voici bientôt 30 ans, Steve présentait le premier Macintosh d’une longue série à ses actionnaires.

Publié le 25 janvier 2013

Voici bientôt 30 ans que Steve Jobs a présenté dans un petit amphithéâtre du lycée de Cupertino, loué pour l’occasion, l’ordinateur personnel qui allait changer pour toujours la face de l’informatique, en inventant pour de bon la révolution de l’informatique personnelle. Ironie de l’histoire, c’est devant un parterre enthousiaste formé par ses actionnaires que le charismatique cofondateur de la toute jeune société allait dévoiler le surdoué, crânement présenté comme la pierre qui, frappant I.B.M. le Goliath de l’époque en plein front, allait libérer les masses de la servitude « Mainframe ». C’était du moins l’esprit de la célèbrissime publicité tournée par Ridley Scoott pour l’occasion.

30 ans et plusieurs révolutions plus tard, les mêmes actionnaires pourtant abondamment gavés depuis accueillaient les résultats trimestriels de la firme à la pomme en se bouchant littéralement le nez, le titre perdant10 % de sa valeur après l’annonce des résultats. (lire Apple : résultats historiques et décevants)

Il est vrai que, pour la première fois depuis bien longtemps, les ventes de Macintosh ont baissé de plus de 21 %, quand le reste de l’industrie dans son ensemble n’a accusé un recul que de 6 % selon IDC. Jusqu’ici, et malgré les coups de semonce successifs lancés par le marché européen, Apple avait plutôt habitué les observateurs à effectuer une performance supérieure à celle de du marché de l’ordinateur personnel dans son ensemble. La firme à la pomme se trouve en effet rattrapée par un maelström qu’elle a elle-même provoqué, en initiant ce qu’elle a théorisé sous le nom de « révolution post-PC », d’abord avec l’iPhone, puis avec l’iPad. Autre facétie du destin de l’industrie, c’est en pensant reprendre la main sur l’expérience-utilisateur avec une nouvelle innovation, grâce a l’interface tactile, après avoir très largement ouvert la voie à l’interface graphique et à la souris, Apple a provoqué le cyclone qui est en train de secouer l’industrie de la micro-informatique et dont elle ressent à présent les soubresauts.

Nombre de PC sont en effet remplacés depuis 2010 par l’iPad et ses concurrents, à tel point qu’Apple elle-même ne peut de son propre aveu en fabriquer suffisamment pour satisfaire une demande exponentielle. Dans le même temps, ce nouveau front ouvert, avec les ressources humaines et ingénérielles qu’il mobilise, a fini par littéralement « faire caler » son activité traditionnelle consacrée à l’ordinateur « Old School ». Avec des difficultés d’approvisionnement intervenues dès octobre sur un iMac qui-plus-est vieillissant quand son remplaçant n’a pu être disponible que fin-novembre, mi-décembre (16 mois entre deux renouvellements de modèle, qui dit mieux ?), ce trimestre de Noël qui est l’un des traditionnels points forts de la marque peut être considéré comme un « trimestre blanc » en ce qui concerne le Macintosh. Le constat est également sévère pour sa gamme nomade, si l’on considère la dernière livraison du MacBook pro 13 pouces plutôt fraîchement accueilli, quand son grand frère 15 pouces avait éta lui acclamé par les premiers utilisateurs.

Le « trou d’air » auquel nous avons assisté à la sortie du pipeline, quand la régularité de la chaîne logistique avait été jusqu’ici l’un des atouts maîtres de la marque, correspond il est vrai à une période particulièrement douloureuse de l’histoire de la société, avec d’une part la chronique de la disparition annoncée de son charismatique fondateur et patron, à l’origine de sa renaissance, et au véritable coup de poignard dans le dos asséné par son principal fournisseur à partir de mars 2010. Tim Cook a du alors à la fois gérer la transition du leadership, et éteindre l’incendie allumé dans son dos par Google et Samsung dans un secteur où se joue objectivement l’avenir de la société, quand elle avait cru pouvoir s’appuyer sur le coréen pour asseoir sa domination naissante sur la téléphonie par la maîtrise des composants.

Ne pouvant à l’évidence en demander davantage à son équipe de vice-Présidents qu’aux Volfonis ou aux fils de Charlemagne, Tim Cook a fini par trancher la crise qui a suivi le décès de Steve Jobs avec les départs de Scott Forstall et de John Bowett, respectivement en charge de iOS et de la filiale distribution, tandis que Bob Mansfield qui était sur le départ était retenu par la manche et avec un gros chèque pour réorganiser la branche hardware dans un nouveau pôle incluant la communication. On voit à l’évidence aujourd’hui pourquoi. Dans le même temps, les deux OS, mobile et bureau, ont été regroupés sous le même chaperon tandis que l’interface utilisateur logicielle et matérielle était confiée à Jony Ive, et les services à Eddy Cue, jusque-là responsable d’iTunes.

Tim Cook s’est ainsi efforcé de faire d’Apple une entreprise davantage intégrée, alors même qu’elle a subi une poussée de croissance considérable ces 10 dernières années, en même temps qu’il a visiblement la volonté d’aller encore plus loin pour faire de l’expérience utilisateur des clients de la Pomme une « expérience intégrée », alors qu’un hiatus s’est peu à peu creusé entre l’expérience utilisateur des deux plates-formes de la marque. A l’évidence, les nouveaux Macs sont bons, et même très bons : il leur reste à « avaler l’obstacle » représenté par le renchérissement de leur coût, alors qu’ils abordent la transition technologique nécessaire à leur survie, face a la montée en puissance des visages de la tablette.

Pour des raisons de communication, et alors qu’Apple était au plus mal, le Spartacus, le Macintosh du 20e anniversaire avait été l’occasion pour le jeune Jonathan Ive de montrer ce à quoi allaient ressembler les ordinateurs de la décennie à venir. L’ordinateur tel qu’on l’utilisera dans 10 ans aura-t-il virtuellement disparu au profit d’un Cloud à échelle de l’appartement ou de l’entreprise ? La réponse ne devrait pas trop tarder…

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