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Connaissez-vous Bill Gates ?
Bill Gates n’est pas seulement le « géant logiciel », c’est un philanthrope aussi.
Lorsque l’on est un utilisateur de solutions Apple, il est facile de dauber et de se gausser des failles ou des bugs à répétition, que connaissent nos « cousins numériques » du monde PC...
Lorsque l’on est un utilisateur de solutions Apple, il est facile de dauber et de se gausser des failles ou des bugs à répétition, que connaissent nos « cousins numériques » du monde PC sous hégémonie logicielle made in Microsoft. C’est une réalité. Depuis toujours il est reconnu que Windows est un système d’exploitation beaucoup moins convivial que ne peut l’être Mac OS, en tout cas nous en sommes plus que convaincus nous les adeptes de solutions logicielles Apple.
Et au vu de ce qui précède, nous oublions trop souvent aussi que le patron de « l’infâme système troué » est aussi un grand philanthrope via sa fondation privée. Aujourd’hui je souhaite vous faire partager l’autre facette du personnage Bill Gates. Facette que peu de gens ne retiennent (voire ne connaissent... ?) et qui n’est pas dénuée d’humanité, donc d’intérêt.
Bill Gates, Chairman de la générosité
Comment peut-on expliquer que Bill Gates soit le plus grand donateur aux causes humanitaires via sa fondation privée née en 1994, et ce depuis des années ? Nous sommes beaucoup à ne voir qu’au travers de son action commerciale la plus connue, « l’invasion logicielle », qu’une seule facette du personnage : celle du capitaliste pur et dur dont le but est de vendre ses solutions au plus grand nombre.
Il faut donc se pencher sur son passé et inspecter la façon dont le magnat du logiciel a été éduqué pour essayer de comprendre l’autre facette, celle que je vous présente sommairement ici.
Selon Philippe Coste dans son dernier article paru dans l’Express, ses parents étaient impliqués dans des causes humanitaires depuis tout temps. Le père de Bill Gates arpentait les galas de charité pour donner de son temps, de son argent et de sa personne. Sa mère faisait partie d’œuvres caritatives du Nord-ouest américain (United Way) et a dit un jour à son génie de fils avant qu’il ne se marie en janvier 1994 avec Mélinda : « on attend beaucoup de ceux qui ont reçu beaucoup ». Ce fut visiblement un déclencheur chez Bill Gates car quelques mois plus tard, il posait les bases de sa fondation, lui qui venait de faire fortune en vendant le célèbre Windows à l’échelle planétaire. Il aurait donc simplement mis à nu une partie de sa personnalité, sous l’impulsion verbale de sa mère.
Welcome to the Bill and Melinda Foundation
La stratégie de la fondation fondée courant de l’année 1994, voulue par les époux Gates, est simple : intervenir là où le marché refuse d’aller car il n’a pas d’argent à récolter. Ce marché si décrié mais qui est devenu un moteur mondial incontestable, même si on peut le contester. C’est dire que cette fondation a du travail dans de nombreuses parties du globe et dans de multiples secteurs aussi divers que variés. Une grande partie de la population humaine ne vit pas avec le minimum vital que l’ensemble des citoyens européens, et occidentaux en général, possède. Donc les époux Gates interviennent là où personne ne pense (ou ne veut... ?) aller pour sauver des enfants, des adultes ou améliorer significativement leurs conditions de vie.
Cette fondation privée est ainsi dotée de près 30 milliards de dollars de trésorerie actuellement pour fonctionner et faire son office humanitaire de par le monde. Et l’argent sert à la cause car loi américaine oblige les dirigeants de ce genre de fondation à reverser chaque année 5% des recettes. Actuellement, depuis sa création, la fondation de Bill Gates a offert 7 milliards de dollars à diverses organisations internationales dûment sélectionnées, et dans les domaines suivants :
1) réduction des inégalités diverses
2) améliorer la santé dans le monde
3) améliorer l’enseignement et permettre l’accès la connaissance aux plus pauvres
4) accéder aux nouvelles technologies
La fondation a aussi versé dernièrement près de 1 milliard de dollars pour que 20 000 adolescents américains, issus des minorités et des familles les plus pauvres, puissent se payer leur cursus universitaire sans se poser de questions. Enfin, ce ne sont pas moins de 47 000 ordinateurs qui ont été offerts aux systèmes éducatifs de par le monde. Le bilan est conséquent, l’action de la fondation indispensable.
Les soupçons, le doute... ?
Forcément, quand autant d’argent est en jeu et que le donateur numéro 1 se nomme Bill Gates, la suspicion est de mise. Il a été reproché à Bill Gates de vouloir effectuer des dégrèvements records de ses impôts sur le revenu en mettant en place cette fondation. Car il est vrai que lorsque vous oeuvrez dans ce domaine, c’est le cas de le dire, vous payez moins d’impôts en fonction de ce que vous donnez. Au vu des sommes engagées, le doute est permis c’est humain !
Une autre peur a aussi fait surface, celle d’un contrôle total de la science mondiale et des orientations prises par le secteur de la recherche fondamentale et de la recherche tout court. Au mois de mai 2005, le patron de Microsoft était invité à prononcer le discours inaugural d’ouverture de la conférence annuelle de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). C’est un peu comme s’il prenait tribune à l’ONU, ce n’est donc pas un acte anodin mais chargé de symboles, qui peut générer une certaine inquiétude de la part des chercheurs internationaux. De même qu’une main mise sur le secteur de la recherche scientifique, celle que préfère Bill Gates au vu de sa formation universitaire. Bref, un problème de monopole une fois de plus, qui n’a rien à voir avec l’informatique personnelle... mais qui pèse au-dessus de chaque billet employé par cette fondation pour la cause humaine.
De même, il est reproché à l’homme le plus riche du monde, de vouloir tout miser sur l’innovation technologique, financée grâce à beaucoup d’argent (pour aller vite...) au détriment de l’amélioration des infrastructures actuelles notamment celles des pays pauvres qui ont un besoin croissant de réhabilitation en plus de l’action sporadique même si elle est importante. Mais cette attitude de tout miser sur la technologie, et de penser qu’elle va tout résoudre, est assez typique de l’attitude hégémonique dite positive, de la démocratie américaine. Elle ne serait donc pas « propre » à Bill Gates.
De plus, les époux Gates se déplacent sur le terrain pour vérifier que leurs dollars soient bien utilisés là où ils doivent l’être, même si des centaines d’employés font fonctionner cette fondation comme une entreprise performante au quotidien.
Nous constatons que beaucoup d’interrogations peuvent encore exister et se poser, au sujet des réelles motivations philanthropiques de Bill Gates. Cependant, des actions quotidiennes sont menées et servent à sauver des vies voire à améliorer le quotidien de beaucoup de déshérités. Et ça, c’est une réalité, ces actions humanitaires vitales au vu des déséquilibres croissants entre les pays riches et ceux qui ne le sont pas, ou moins...
Conclusion
Peut-être que cet homme au grand coeur ne fait ces démarches humanitaires que dans le dessein de dégrever un maximum de dollars de sa déclaration d’impôts sur le revenu. Ou bien grâce à la fortune colossale dont sa fondation est dotée, imposer sa propre vision scientifique et ses priorités dans la recherche. En résumé, devenir le « maître du monde » encore une fois ? On peut toujours se poser la question, légitimement. Mais alors pourquoi ne pas faire de la politique, ce serait bien plus efficace à mon avis que d’aller sauver un enfant de la malaria...
C’est pourquoi, après avoir lu, lu et encore relu des dizaines de documents pour préparer ce dossier, je suis à titre personnel convaincu que Bill Gates est un grand philanthrope. Un humain avec un grand H, à sa façon certes, et qui permet de sauver des milliers de vies au quotidien sans publicité tapageuse. Ce n’est pas rien.
Alors à ce titre, ne vous connaissant pas personnellement, j’ai envie de vous croire par rapport aux actes concrets constatés et je vous dis bravo Monsieur Bill Gates. Tout en continuant à utiliser Mac OS X par contre, faut pas pousser non plus... :)
Dossier Microsoft
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