Safari, Chrome, Edge : Apple accusée de brider les navigateurs sur iOS depuis 17 ans
Microsoft n’est pas content.
Nouveau scandale en vue pour Apple ? Des ingénieurs travaillant pour Microsoft viennent de lancer un nouveau pavé dans la marre. Ils ont publié cette semaine les résultats de leur étude sur les performances des navigateurs.
C’est Kyle Pflug, le chef de produit du groupe de recherche autour de Microsoft Edge qui a dévoilé ces chiffres. Il assure, preuve à l’appui, qu’un prototype d’Edge basé sur Blink fonctionne 28 % mieux que Safari sous la dernière version connue d’iOS.
En d’autres termes, Webkit, le système utilisé par tous les développeurs tiers pour concevoir un navigateur internet sur Safari, serait un véritable frein pour eux. Des solutions comme Chrome, Edge ou Firefox sont donc bridées par le « moule Webkit » mis en place par Apple depuis des années sur iOS.
Selon l’association de consommateurs Open Web Advocacy, ces chiffres sont la preuve de 17 ans de main mise de la part d’Apple sur ce marché. Une véritable perte pour les consommateurs qui auraient pu profiter de solutions plus performantes si Apple n’en avait pas limité l’expérience.
La loi européenne va dans le bon sens
C’est notamment pour mettre fin à ces pratiques que l’Europe a faites passé toute une série de lois ces dernières années. L’objectif est de limiter la puissance et l’impact des géants du numérique sur leur marché.
Ouvrir le modèle économique à d’autres acteurs, plus modestes, en leur donnant les mêmes chances de départ que leurs adversaires déjà bien installés. Mais malgré l’adoption début 2024 d’une loi sur les moteurs de recherche alternatifs, rien n’a changé chez Apple.
La pomme a pourtant fait un pas dans la bonne direction. Aussitôt la loi promulguée, elle a mis en place BrowserEngineKit, une solution permettant aux développeurs qui le souhaitent de lancer leur navigateur internet sans passer par WebKit.
Deux ans plus tard, aucun acteur n’a tenté d’emprunter cette nouvelle voie. De nombreux développeurs se sont plaints des « obstacles techniques » mis en place par Apple pour les décourager ou ralentir le développement d’une telle solution.