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Après les iPhone et les Mac, de nouveaux appareils doivent passer à l’USB-C en Europe

Bruxelles ne veut plus de déchets électroniques et l’Europe force la main des constructeurs pour en finir.

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© Unsplash / lu nan

L’Union européenne continue sa croisade en faveur de l’USB-C. Votée en 2022, la directive 2022/2380 impose à tous les constructeurs d’appareils électroniques un seul et même standard pour la recharge des objets en question : l’USB-C.

Bruxelles précise d’ailleurs les modalités de fonctionnement de ce dernier, avec des minimums de puissance requis pour rester dans les clous. Au sein de l’obligation de l’USB-C, la norme PD (Power Delivery) doit permettre aux utilisateurs de reconnaître les appareils compatibles avec la charge rapide.

Que dit la loi ?

Le texte est très précis. Depuis 2024, tous les smartphones doivent être équipés d’un port de charge USB-C. Dans le détail ce sont un total de 12 catégories d’appareils électroniques qui sont visés par la directive. En voici la liste complète : téléphones, tablettes, appareils photo, casques, écouteurs et leur boîtier, consoles portables, enceintes, liseuses, claviers, souris et GPS.

Depuis le 26 avril 2026, les ordinateurs portables sont venus s’ajouter à cette liste. Rares exceptions, les ordinateurs de bureau nécessitant beaucoup de puissance ont toujours le droit à un port de charge propriétaire, mais ils doivent avoir un port USB-C sur une de leur face.

Enfin, les montres connectées sont toujours exemptées pour des questions d’étanchéité. Notez que beaucoup de constructeurs proposent aujourd’hui des «embouts de charge» propriétaire qui peuvent être utilisés avec un câble double USB-C. C’est par exemple le cas de Coros ou d’Amazfit.

Pourquoi une universalisation ?

Grand combat de l’Union européenne contre les géants du numérique, l’universalisation des ports de charge sur les appareils électroniques doit permettre de réduire la création de déchets. D’après Bruxelles, 11 000 tonnes de déchets électroniques seront ainsi évités chaque année alors que les consommateurs devraient de leur côté économiser 250 millions d’euros.

Un premier bilan sur l’impact environnemental de cette mesure doit être rendu publique à la fin d’année. Première étape de sa lutte contre la création de déchets électroniques, cette directive sur le port de charge universel devrait être rejointe début 2027 par un autre texte cette fois sur la réparabilité des appareils électroniques et notamment la possibilité de remplacer les batteries de nos smartphones, tablettes et autres ordinateurs.

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