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25 ans de Mac : OS X Snow Leopard

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Pour la première fois depuis longtemps, sans doute depuis Jaguar et la première version de son Unix réellement utilisable par le commun de mortels, Apple n’insiste pas tant sur les nouvelles fonctionnalités apportées par la prochaine version de son OS, que sur ses fondements renouvelés.

L’ensemble du code devrait être allégé et réécrit en Cocoa, capable de faire tourner de façon totalement native les applications 64 bits. L’abandon annoncé de l’Universal Binary et du support du PowerPC, plus de 3 ans après la mise sur le marché de la première machine à proceseur Intel, devrait également améliorer considérablement la vélocité du système, d’autant que celui-ci pourra accepter en théorie jusqu’à 16 To de mémoire-vive…

Difficile de faire tenir autant de RAM sur les cartes-mères actuelles ? Ça n’est sans doute pas le but : l’une des annonces majeures mises en avant autour du prochain OS est intitulée Grand Cental, et permet à l’OS de tirer réellement parti du fonctionnement des cœurs multiples qui sont à sa disposition, en dispatchant plus efficacement la charge de travail dans une utilisation multitâche ou en permettant aux développeurs d’écrire des programmes à même de tirer beaucoup plus facilement parti de cette puissance de calcul. Autant dire que les scientifiques et tous les éditeurs de logiciels demandeurs de grosses puissances de calcul vont pouvoir accéder beaucoup plus facilement au calcul distribué, d’autant que “Grand Central” se double d’aune autre technologie convergente baptisée elle OpenCL, et qui vise elle à mettre à la disposition du système la part non utilisée de la puissance de calcul des puces graphiques…

Si l’on ajoute à cela la prise en charge de la version 128 du système de fichiers ZFS, on obtient un système assez joliement ficelé, et propre à donner du fil à retordre à Redmond, d’autant que les outils collaboratifs et Podcast Producer montent en puissance dans la version Server, et que la version client inclut la prise en charge de Microsoft Exchange dans Mail, Carnet d’adresses et iCal. Enfin, l’intégration d’un certain nombre de script de plus ou moins bas niveau devrait encore accélérer le système, notamment en ce qui concerne les applications en ligne, d’autant que Safari 4 est donné pour 53% plus efficace pour l’excécution du javascript. Quant à QuickTime X, il devrait lui aussi se voir revu et optimisé en fonction des nouveaux codecs utilisés en ligne…

Apple pose ainsi un nouveau socle pour les 10 ans à venir. Reste à savoir comment Apple compte utiliser la bibliothèque des gestes du trackpad dans son interface utilisateur…