Free : retour de la publicité en ligne, mais…

L'”impertinent” du secteur se sera sans doute rendu compte tout seul que sa fronde risquait de l’isoler vis à vis de ces mêmes médias qui servent largement de caisse de résonance à chacun de ses nouveaux “coups”. Et si la question des retours sur bénéfices, que l’état est bien en droit de demander à travers l’impôt à un géant comme Google, a tout lieu d’alimenter le débat, on voit mal ce qui donnait le droit à Free de régler un litige commercial privé en usant des moyens du chantage, et à écorner au passage le principe de neutralité du net; surtout lorsque le financement de l’infrastructure est déjà, en toute logique, supporté par ses abonnés.
Petit détail agaçant, l’option de blocage reste présente sur les box de l’opérateur, ce qui laisse la porte ouverte à de nouvelles opérations d’éclat sans même devoir passer par une mise à jour du système, un détail technique qui semble signfier que Free n’en a peut-être pas fini avec ses récriminations vis à vis de Google.
Acte 2 à venir : Google demandera de l’argent à Free pour le support de ses immenses centres de données, arguant que ce sont bien ses services qui font l’attractivité du réseaux (au vu de la pdm française de Google, c’est même indubitable), et donc garantissent l’existence même de Free. Cela peut paraître absurde, mais c’est une même logique qui vient de pousser Free à demander une participation exceptionnelle au géant américain de l’internet.
