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23 septembre 2014
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Fusion Drive, efficace comme un garçon de café ?

“It’s all about software, stupid !” (la suite)

Publié le 3 avril 2013

 un système « expert »

En 1995, K. Anders Ericsson fait des propositions à propos de ce qu’on appelle « la mémoire experte », mettant en évidence que non seulement des « experts » dans leur domaine (c’est-à-dire des gens expérimentés et bien formés) sont capables d’effectuer des tâches impliquant la mémorisation de données dépassant largement les capacités de la mémoire à court terme, mais également que leur efficacité est inchangée malgré la prise en compte d’informations parallèles, normalement considérées comme parasites.

Il prend ainsi l’exemple du garçon de café expérimenté, capable de prendre un certain nombre de commandes à des tables différentes, qui les restitue au bar en fonction de leur catégorie (solide, liquide, chaude ou froide), et retourne vers les tables où il sert les consommations dans un ordre encore différent, par ordre d’âge et de sexe tout en faisant la conversation. Il propose ainsi un modèle de « mémoire de travail à long terme » basé sur la mise à disposition d’une partie de la mémoire à long terme en tant que mémoire de travail, aux caractéristiques analogues à celles de la mémoire à court terme, moyennant la mobilisation de structures de récupération spécifiquement acquises par un apprentissage et une pratique prolongés.

Or c’est visiblement sur ces travaux, qui se sont poursuivis jusque très récemment, qu’est basé le fonctionnement du FusionDrive. Selon les maigres indications fournies par Apple, celui-ci est composé d’une part de RAM SSD de 128 Go pour le modèle de 1 To, dans laquelle sont stockés le système d’exploitation et les applications (les savoir-faire), ainsi que les fichiers immédiatement nécessaires ou les plus fréquemment utilisés pour leur fonctionnement, appelés depuis le disque dur classique à plateau selon un algorithme sur lequel apparemment Apple se garde bien de communiquer. Dans la pratique, Ars Technica et Anandtech on mis à jour que le système fonctionnait en déplaçant des blocs de 128 KB. Il n’empêche, et malgré ses défauts dont le moindre n’est pas son prix, le système est d’une belle efficacité.

 Et Steve créa le Mac à son image…

La « promesse » , en termes marketing, de la part d’Apple c’est de combiner les avantages du disque SSD et du disque dur classique à plateau, sans pour autant en cumuler les inconvénients. Mais en l’occurrence, on est bien au-delà de ça. Une nouvelle fois, Apple revient à la base de ce qui était au fondement de son projet lorsque Woz a créé l’Apple I, et quand Jobs a remodelé le projet Macintosh à sa vision : non seulement simplifier le fonctionnement des ordinateurs au bénéfice des humains qui les utilisent, mais peut-être surtout rapprocher le fonctionnement des machines de celui de leur utilisateurs.

Ce n’est certes pas la première fois qu’Apple utilise de tels stratagèmes, lesquels sont pour beaucoup dans l’attachement du Mac user à la machine, assez inexplicable aux yeux de ceux qui n’ont pas eu la chance de tomber dedans. Spotlight utilise un procédé d’indexation purement sémantique pour retrouver des contenus, à la manière dont on cherche un mot qui reste sur le bout de la langue ; Time Machine utilise la journalisation du disque pour retrouver de façon contextuelle des éléments effacés, de la même manière que l’on cherche où et quand on a utilisé pour la dernière fois l’objet que l’on a perdu ; c’est également la journalisation qui prend une photo provisoire de l’espace de travail et qui permet de tout retrouver, document compris, tel qu’on l’a laissé en quittant, au redémarrage de la machine.

 une « Fusion » en forme de synthèse

On relèvera tout d’abord que, même vendus par des gens très sérieux vêtus de costume-cravate, les micro-ordinateurs actuels sont issus en droite ligne d’une technologie dont les bases ont été jetées voici plus de 40 ans par une bande d’hurluberlus de la Côte Ouest des États-Unis, plus ou moins hirsutes et sous l’emprise de substances hallucinogènes plus souvent qu’à leur tour.L’iPad ne fait d’ailleurs pas exception à la règle. Rien d’étonnant dès lors à ce que ce soit leurs héritiers qui, une nouvelle fois, proposent une avancée fonctionnelle importante sous l’égide de la marque à la Pomme tout en laissant s’exprimer l’ADN qui était à la base même du premier Macintosh, et qui fait l’essence même de son originalité : pas si mal, pour une société soit disant en panne d’innovation… en attendant la suite !

Le disque SSD parviendra-t-il à égaler, voir à surpasser le traditionnel disque dur à plateau en terme de capacité de stockage, et surtout de prix au giga-octet ? Et si oui, à quelle échéance ? En attendant une rupture majeurs dans la conception et la fabrication des cellules de mémoire flash, le Fusion Drive représente une avancée majeure qui ne manquera pas exciter les convoitises de ses principaux compétiteurs… au premier rang desquels son ancien fournisseur et par ailleurs grand tycoon des pièces détachées Samsung, lui-même associé à l’origine du disque hybride. Il reste donc à Apple à réussir une autre révolution, celle de sa démocratisation avant que Microsoft ne s’en mêle, et ceux alors que l’on commence à trouver sur Internet des tutoriels pour « brasser soi-même à la maison » son propre Fusion drive. Vite.

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