Voici le « dumb iPhone » : l’arme secrète anti-TikTok des parents inquiets
Les parents britanniques disent oui.
Pour lutter contre l’addiction des plus jeunes aux iPhone et autres téléphones portables, plusieurs solutions existent. Certains choisissent d’envoyer leurs ados dans des camps de désintox à 2000 $, mais il s’agit d’une solution quelque peu radicale. Afin d’éviter d’en arriver là, une entreprise américaine a eu l’idée de proposer le premier « dumb » iPhone, ou l’iPhone bête en français.
Techless, une société spécialisée dans les smartphones « sains », vient de lancer un nouveau produit baptisé Sage Mobile au Royaume-Uni. Ce service propose un iPhone 16e modifié qui élimine les principales sources de distraction et de contenu inapproprié pour les enfants.
Un iPhone volontairement bridé

© sagemobile.com
Le Sage Mobile filtre automatiquement les contenus pour adultes et les sites web dangereux. Vous ne trouverez aucun réseau social préinstallé sur cet appareil spécial. L’accès à la navigation internet est totalement bloqué, et seules les applications préalablement vérifiées sont disponibles.

© sagemobile.com
Chris Kasper, fondateur et PDG de Techless, explique sa vision : « Nous voulions construire un appareil sécurisé par conception, pas sécurisé par surveillance. » Cette approche permet aux enfants de profiter des fonctionnalités essentielles d’un smartphone moderne, sans les risques associés aux réseaux sociaux et à la navigation non contrôlée.
Un abonnement mensuel plutôt qu’un achat
L’iPhone modifié est proposé avec un abonnement mensuel de 99,95 livres sterling (environ 117 euros). Des frais d’installation de 119 livres sont également demandés.
Le choix du Royaume-Uni pour ce lancement n’est pas anodin. Le pays s’apprête à mettre en place de nouvelles réglementations via l’Ofcom pour garantir un usage plus sûr des téléphones et d’internet pour les enfants. Techless a donc saisi cette opportunité pour proposer une solution clé en main aux parents britanniques.
Ces restrictions drastiques posent toutefois la question du juste équilibre entre protection et autonomie. Faut-il traquer nos ados pour leur sécurité ? Une étude de 2023 montre que 94% des adolescents de la génération Z partagent volontairement leur localisation avec leurs parents.