Ce que Meta aurait fait dans votre dos… et pourquoi Apple pourrait en payer le prix
Quand les chiffres mentent, même Apple pourrait s’y tromper.
Depuis juillet, Apple accélère discrètement sa présence sur les réseaux sociaux, que ce soit sur Threads, X ou plus récemment Rednote… La marque semble peaufiner sa stratégie à quelques semaines du lancement de l’iPhone 17. L’objectif est clair : renforcer sa visibilité tout en gardant la maîtrise de sa communication, mais une nouvelle affaire pourrait compliquer ce plan.
L’ancien chef de produit de Meta Samujjal Purkayastha vient en effet de déposer un dossier devant la justice britannique. Il y accuse son ancien employeur d’avoir délibérément contourné les règles de confidentialité imposées par Apple, tout en gonflant artificiellement les résultats de ses publicités.
Comment Meta aurait induit Apple et ses clients en erreur
Imaginons qu’Apple lance une campagne publicitaire Facebook pour promouvoir l’iPhone 17 Air. Meta suit les performances et annonce 1000 iPhone 17 Air vendus, pour un chiffre d’affaires d’un million d’euros. Sauf que ce chiffre inclut aussi les frais de port et la TVA. En réalité, seuls 800 000 euros correspondent aux ventes réelles de l’appareil.
Apple, comme n’importe quelle marque, s’appuie sur ces chiffres pour ajuster son budget. Elle pourrait alors investir davantage, pensant que la campagne est très rentable… alors qu’elle l’est beaucoup moins. Selon Samujjal Purkayastha, cette méthode aurait gonflé les performances jusqu’à 19 % sans jamais prévenir Apple et les annonceurs concernés.
L’autre accusation : un suivi caché des utilisateurs

© iPhon.fr
Avant 2021, Meta pouvait relier ce que vous faisiez en ligne à votre profil personnel. Les pages que vous aimiez sur Instagram, les groupes que vous rejoigniez sur Facebook, vos visites sur certains sites marchands : tout était regroupé. Par exemple, si vous aviez consulté des cannes à pêche sur une boutique en ligne, puis rejoint un groupe de pêche sur Facebook, Meta pouvait en déduire vos centres d’intérêt… et vous proposer une publicité ciblée, parfaitement alignée avec votre nom, votre ville ou votre historique.
Apple a mis un coup d’arrêt à ce système. Depuis l’arrivée d’App Tracking Transparency, les applications doivent obtenir votre autorisation pour vous suivre d’une plateforme à l’autre. Si vous refusez, elles ne peuvent plus associer vos actions à une identité. Elles doivent se contenter de données isolées, non reliées à un profil unique.
Ce changement a eu un effet immédiat. Meta estime avoir perdu 10 milliards de dollars de revenus publicitaires dès la première année. Le ciblage est devenu moins précis, les performances ont chuté.
D’après Samujjal Purkayastha, Meta aurait cherché à contourner ces limites. Il affirme que l’entreprise a utilisé une méthode appelée « correspondance déterministe », qui permettrait de relier vos activités à votre nom même sans consentement. En clair, vous pouviez refuser le suivi sur votre iPhone… sans empêcher Meta de continuer à vous identifier.
L’ancien chef de produit de Meta ajoute avoir été licencié pour avoir alerté en interne sur ces pratiques. Meta, de son côté, n’a pas répondu à ces accusations.
Le tribunal ne rendra pas sa décision avant 2026. Pour Apple, cette affaire tombe au plus mauvais moment. Sa stratégie repose en partie sur des campagnes numériques ciblées. Si les outils qu’elle utilise sont biaisés, c’est toute la chaîne qui vacille.
Tout cela survient alors que l’iPhone 17 s’apprête à entrer en scène, avec plusieurs annonces majeures attendues lors du keynote.