Suivez-nous

iPhon.fr

Vos AirPods et votre iPhone peuvent trahir votre position à votre insu, voici comment

Des caméras routières d’un nouveau genre ne se contentent plus de lire les plaques.

iPhon.fr

Publié le

 

Par

© Unsplash / Prasad Panchakshari

Les appareils Apple émettent en permanence des signaux Bluetooth pour communiquer entre eux et avec le réseau Localiser. La norme Bluetooth 6.1 publiée en mai 2025 a d’ailleurs été pensée pour rendre les appareils plus difficiles à pister par des personnes malveillantes.

Cette norme n’empêche cependant pas qu’on puisse vous suivre autrement, via des méthodes bien plus discrètes et assez inquiétantes. Le média 404Media vient en effet de révéler l’existence d’un nouveau système de surveillance Bluetooth assez inquiétant qui opère déjà aux États-Unis. 404Media avait pour rappel déjà révélé un énorme dossier concernant l’espionnage via le micro de l’iPhone.

Bien plus qu’un simple lecteur de plaques

Les routes aux États-Unis étaient déjà couvertes de caméras qui lisent automatiquement les plaques d’immatriculation des véhicules, mais l’entreprise Leonardo est passée à l’étape supérieure. Le groupe de défense italien y a en effet ajouté un kit de capteurs baptisé SignalTrace, conçu spécifiquement pour être installé sur les caméras existantes. Ce nouveau kit enregistre à présent les identifiants de tous les appareils Bluetooth à proximité.

Si vous passez devant l’une de ces caméras avec un iPhone ou une Apple Watch, le kit vous repère instantanément et associe chaque signal capté à la plaque de votre véhicule. Leonardo utilise le terme « empreinte électronique » pour définir ce lien entre vos appareils, car votre voiture devient traçable. Cerise sur le gâteau, l’entreprise stocke toutes ces données sur ses serveurs, que les forces de l’ordre américaines peuvent consulter à tout moment pour leurs enquêtes.

Un suivi qui dépasse les axes routiers

SignalTrace ne se limite en outre pas aux routes puisque Leonardo le propose aussi dans des gares, des centres commerciaux ou des événements publics. Les capteurs repèrent d’ailleurs les puces RFID des badges professionnels ou des puces d’identification pour animaux.

Les données accumulées inquiètent l’organisation Electronic Frontier Foundation, qui y voit des cibles idéales pour les cybercriminels. Leonardo assure de son côté ne pas accéder au contenu des appareils ni aux messages, mais seulement aux signaux émis dans l’espace public.

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *