iPhone au volant, permis suspendu : la France serre la vis face à ce comportement à risque
La sanction est désormais bien plus lourde qu’un retrait de points et une amende.
Votre iPhone a beau vous appartenir, vous ne pouvez pas l’utiliser quand vous le voulez. Il existe un endroit où la majorité des Français sait qu’il est interdit de s’en servir : sur la route. L’usage de votre iPhone au volant peut vous coûter une amende forfaitaire de 135 € et un retrait de trois points sur votre permis de conduire.
La sanction consécutive à l’usage du téléphone au volant va bientôt devenir bien plus lourde. Braver la loi entraînera maintenant une suspension du permis de conduire.
L’usage du téléphone au volant peut maintenant vous coûter votre permis de conduire partout en France
Le ministère de l’Intérieur veut passer par la répression pour faire comprendre aux Français la dangerosité d’utiliser le téléphone au volant. Le 29 septembre, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez et la ministre déléguée chargée de la Citoyenneté Marie-Pierre Vedrenne ont signé une instruction pour généraliser la suspension du permis de conduire en cas d’usage du téléphone au volant.
Jusqu’alors, le dispositif était uniquement en phase de test dans les départements suivants :
- les Landes
- le Lot-et-Garonne
- le Pas-de-Calais
- la Charente-Maritime
- les Deux-Sèvres
- l’Yonne
- l’Ardèche
Désormais, l’usage du téléphone au volant entraînera une suspension du permis de conduire dans toute la France. La suspension peut aller d’une durée de 15 jours à 6 mois. La décision viendra du préfet après un flagrant délit constaté par les forces de l’ordre ou une caméra de surveillance prévue à cet effet. Marie-Pierre Vedrenne explique au Figaro que la sanction ne concerne pas uniquement les récidivistes, mais « monsieur et madame tout-le-monde ».
300 permis de conduire ont été suspendus pendant les trois premiers mois d’application dans les Landes lors de la mise en place du dispositif en novembre 2025. L’usage du téléphone au volant a reculé de 12 % dans le département, selon le ministère de l’Intérieur. La Délégation à la sécurité routière est chargée de dresser un bilan de l’efficacité de la mesure sur six mois suite à cette généralisation en France. Rappelons que le fait d’utiliser le téléphone même en étant arrêté constitue une infraction.