Google et Apple s’entendent pour Kodak

Car Kodak, en faillite, tente de vendre quelques bijoux de famille pour tenir la tête hors de l’eau tant qu’il le peut encore. Apple, en bisbille avec Kodak, et n’ayant pas réussi à pousser plus avant ses plaintes à cause de la situation de détresse financière du fabricant, voit dans le rachat direct des brevets un moyen de contourner la plainte en cours de Kodak à son encontre. C’est aussi une bonne façon d’accroitre le portefeuille de brevets sur un secteur, la photographie, où Apple arrive presque vierge (si l’on excepte le Quicktake des années 80).
Pour Google il s’agit plus de gonfler sa part de brevets non-essentiels, une consolidation d’autant plus importante que les brevets FRAND issus du rachat de Motorola subissent revers sur revers dans presques toutes les procédures en cours.
La somme mise au pot est 5 fois inférieure à la demande initiale de Kodak, qui rêvait en couleur de 2,6 milliards dégagés sur le dos de ses très chers brevets. Pas sûr que le demi-milliard proposé suffise à calmer les créanciers de l’entreprise et permette un quelconque investissement d’envergure qui relancerait la machine Kodak une bonne fois pour toute. Mais cette problématique n’est pas le souci ni d’Apple, ni de Google qui sans pitié tentent de retirer le meilleur prix possible (comprendre le plus bas possible) tandis que Kodok fera tout de son côté pour faire monter le tarif de ses brevets à la hauteur des objectifs initiaux.
