Orange mangera-t-il Bouygues Telecom ?

Orange a, en tout cas, confirmé qu’il examinait les «opportunités qu’offre la recomposition du paysage français des télécoms», tandis que Les Échos confirment plusieurs rencontres entre Stephane Richard, le PDG d’Orange, et Martin Bouygues. Ce dernier fait monter la pression en annonçant un plan de suppression d’emplois massif, portant sur 2000 des 9000 salariés de l’opérateur. Un argument choc dans cette période de crise et de chômage élevé
Un tel rachat ne serait pas sans poser quelques problèmes : le nouvel acteur pèserait théoriquement plus de la moitié du paysage télécom mobile et 45 % des abonnements fixes. Un poids énorme, susceptible de déséquilibrer le secteur. Cependant, Bouygues pourrait vendre son réseau et ses fréquences à l’opérateur Free, ce qui pourrait apaiser les craintes des régulateurs. L’État, en outre, actionnaire à hauteur de 27 % d’Orange, est très favorable à une telle solution, Arnaud Montebourg, le Ministre partiellement en charge de l’affaire étant un fervent défenseur d’un paysage télécoms à 3 opérateurs, et non 4.
