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Test : Drafts 4, la tour de contrôle des textes sur iOS

La nouvelle version 4 de Drafts iOS repousse les limites d’un logiciel déjà unique, qui associe la gestion de notes, le traitement de textes, le tout dans une interface totalement adaptable aux besoin de chacun. Un must !

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Ce n’est pas un traitement de texte, pas une application de prise de notes…! Drafts 4 (4,49 €) fait partie d’une nouvelle génération d’éditeurs de texte comme TextCenter ou encore Editorial. Des produits pour rédacteurs qui ne souhaitent pas exclusivement saisir du texte et, accessoirement, le baliser confortablement.

Nous avions prévenu nos lecteurs dans ce billet que cette version allait déchirer. C’est le cas.

Cette application tourne sur iPhone comme sur iPad et est désormais un produit unique contrairement à la version précédente. Elle récupère sans difficultés vos sets des versions précédentes (voir plus bas) mais ne vous précipitez pas car de nouvelles options remplacent certainement vos anciennes actions.

Votre mission en mettant les doigts sur cette version de Drafts est d’en prendre totalement le contrôle, de le configurer, le personnaliser de fond en comble pour qu’il réponde à vos besoins. Et aux vôtres seuls…!

> En gros, Drafts sera ce que vous déciderez qu’il devienne, l’idée de la tour de contrôle de fragments de texte reste, à ce jour, la meilleure image.

Alors, certes, c’est a priori un outil qui va vous permettre de prendre des notes textuelles, de les baliser de belle manière en Markdown (et sur sélection, comme quoi, c’est possible, avis aux développeurs de solutions élégantes qui se refusent à nous le proposer…!).

Et même de prévisualiser le résultat avec deux feuilles de style.

Une barre additionnelle adaptable…

L’une des nouveautés de cette version 4 hormis le balisage dynamique est bien la liberté de placer dans sa barre additionnelle ce que vous voulez mais surtout de scripter cette dernière. Un appui sur le crayon dans la barre additionnelle et accès à un panneau pour ajouter de nouveaux boutons…

Vous avez besoin d’un bouton en particulier…? Comme cela apparaissait en filigrane dans Daedalus touch puis dans Nebulous Notes, vous voilà désormais libre de modifier le comportement de chaque bouton et donc d’ajouter des éléments qui seront parfois uniques.

Pour faire une analogie, Drafts 4 permet d’ajouter des petites fonctionnalités dans sa barre additionnelle qui ne sont pas loin des capacités d’un PopClip (2,69 €) sous OSX.

> Si vous ne savez pas comment faire, pas d’inquiétudes, le développeur de Drafts a préparé toute une série de boutons prêts à l’emploi qui vous permettront de consolider tant la partie Markdown avec listes et options de tri que des actions plus basiques comme mettre en capitales ou en bas-de-casse une sélection de texte.

Une interface revisitée

L’interface de cette version est nettement plus agréable une fois le premier contact. Ou moins rustique, au choix…!

L’accès à la gestion de l’interface comme aux préférences désormais en pied d’écran à droite sont masquées par le clavier en cours de saisie. Bonne idée car cela évite d’attirer l’attention en cours d’écriture.

Ici, la possibilité de choisir son thème, une typo et la taille de cette dernière…

Via la roue crantée, l’accès aux préférences.

Et aux comptes liés… iCloud est immédiatement reconnu, CQFD.

Mais à gauche, les utilisateurs de Phraseology (2,99 €) retrouveront une fonction géniale, celle qui leur permet de réorganiser l’ordre des phrases de leur texte !

Une fonction astucieuse de ce traitement de texte confidentiel recyclée dans Drafts, bien vu…!

Et l’icône la plus à gauche en bas d’écran permet de visualiser les liens en bleu…

TextExpander inside

Dans le groupe des développeurs qui a soutenu TextExpander tout au long de ses problèmes avec Apple, Greg Pierce a été l’un des plus fervents et il n’est pas surprenant de retrouver les équivalents TextExpander actifs sans avoir besoin de recourir au clavier de la version 3 de cette application.

Pour les utilisateurs qui apprécient ce dispositif, Drafts va encore plus loin car il est possible d’ajouter une pincée d’équivalents dans vos actions pour les enrichir.

Actions vers d’autres applications

Bref, depuis l’application, facile de Twitter, de renseigner Fantastical, Things, Evernote, Google Drive, etc. Avec les instructions x-callback-url disponibles.

Ce n’est pas une nouveauté puisque c’est le fond de commerce de Drafts. Et la marque même de cette image de dispatcher qui est accrochée à Drafts.

Plus de limite à quatre listes, non seulement cela s’édite mais cela se nomme à votre guise…

Du coup, il est facile de s’organiser et de ranger tous vos sets selon vos besoins…

Rappel, à chaque fois qu’un set est utilisé, Drafts l’indique temporairement de cette manière…

Mais les rédacteurs apprécieront, par exemple, de pouvoir créer des fichiers Markdown directement dans DropBox via une action, ajouter des couches d’informations dans des fichiers donnés, exporter vers les applications tierces de votre choix.

Et même choisir désormais une couleur et une icône…

Puis ajouter les infos d’action nécessaires…

Quid de la compatibilité avec Drafts

Le développeur insiste sur le fait que les deux applications peuvent cohabiter sans dommages, ce que nous avons pu vérifier lors de notre période de test. Deux solutions qui se combinent, s’enchaînent, s’offrent aux utilisateurs :

Repartir à zéro, ce qui est une manière propice à découvrir toutes les nouvelles opportunités offertes par cette réécriture de fond en comble de Drafts. Cela sous-entend perdre un peu de temps (…vite regagné ensuite) à piocher des actions dans le site dédié à la version 4. Voir les copies d’écran précédentes…

Importer (dans un second temps) ce qui manque depuis la version 3 (voir la copie d’écran précédente effectuée depuis la version 3) en ayant préalablement sauvegardé ses nouveaux sets. Comme il ne s’agit pas d’importer tous vos scripts, le plus simple est de n’exporter depuis la précédente version de Drafts que les quelques scripts essentiels. Un bouton Migrate permet de réaliser cette opération au cas pas cas, ouvrant dans la foulée Drafts 4.

Drafts 4 vous indique que l’action de la version 3 a bien été ajoutée… L’intérêt de procéder ainsi est de lier désormais une icône + une couleur à chaque script, le ranger de suite dans la bonne catégorie. Et, accessoirement, l’améliorer en fonction des nouvelles options.

Ne pas oublier également que le dispositif de sauvegarde des fichiers est désormais réalisé par iCloud et non plus par le système précédent employé par la version 3.

Tout document est conservé certes dans iCloud mais des versions successives du document en cours sont également mémorisées.

Enfin, s’il est facile de créer un fichier, rien de nous empêche d’aller en ouvrir un précédent, de le rééditer via un appui long sur cette icône… Ou en puisant dans la liste des fichiers dans iCloud.

En conclusion

Il est difficile de faire le tour de Drafts tant ses possibilités sont larges, infinies diront certains. Néanmoins, son rôle de dispatcher (nous insistons…) fait des miracles : un seul outil pour distribuer des tweets, des courriels, des notes dans Evernote, des amorces de billets dans DropBox et donc susceptibles d’être ouverts par n’importe quel traitement de texte Markdown, remplir son calendrier d’événements à venir, ça modifie pas mal la vision réductrice d’un simple outil à saisir des notes. Ben non…!

Bref, Drafts sera ce que vous en ferez.

À suivre.

Drafts 4 (4,49 €)