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HomePod mini : le mini test (complet) du petit prodige signé Apple

Le HomePod mini est l’accessoire connecté que tout le monde désire au pied du sapin. Mais vaut-il la chandelle ? Réponse dans ce test

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HomePod mini
© Apple Inc

Cela fait bien longtemps maintenant que la firme à la Pomme n’avait pas connu un tel lancement en fanfare : présenté le 15 septembre dernier comme « le petit dernier de la famille HomePod », en même temps que les différentes versions d’iPhone 12, le HomePod mini s’est littéralement arraché à la minute même où l’Apple Store en ligne a été en mesure d’enregistrer les premières pré-réservations. 

Déballage HomePod mini

© Macplus/Gilles Dounes

Sans surprise, les listes d’attente se sont allongées au fil des heures, jusqu’à atteindre sept à huit semaines à la fin de week-end, dans une bousculade digne des soldes de Noël chez Harrods. Il faut bien avouer que le tarif de 99 € pour le marché français, particulièrement attractif pour un produit signé Apple, avait de quoi séduire après la sortie du HomePod en 2018, lequel avait mis la barre assez haut tant en termes de performances que de prix. Et ce, même si les concurrents d’Apple ne sont pas restés les deux pieds dans le même sabot, loin de là.

Le petit dernier tient-il ses promesses, et est-il à la hauteur de l’accueil qui lui a été réservé ?

Design

Il s’agit d’une sphère presque complète, à peu près de la taille d’une grosse orange, et dont on aurait retiré une partie de l’écorce à la base et au sommet. L’enceinte est recouverte d’un textile blanc ou gris sidéral de type Mesh, très fin et respirant, quadrillé par une structure en nid d’abeilles. Si celui utilisé par Apple pour son HomePod mini a été spécifiquement conçu à Cupertino, la version 4 de L’écho d’Amazon, dont la forme est quasi identique présente également un tissu de même type sur sa surface.

HomePod mini Recto-verso

© Macplus/Gilles Dounes

La base, de même couleur, est antidérapante et Apple assure que cette fois-ci elle ne laissera pas de traces sur les meubles en bois. Le sommet accueille l’interface tactile, et le HomePod mini renvoie un feed-back à l’utilisateur grâce à des animations colorées du plus bel effet « Star Trek », à la manière de son grand frère. 

Le cordon d’alimentation, avec une prise de type USB-C à son extrémité, est tressé pour la première fois à la différence du cordon synchro de l’iPhone. Il se branche sur un adaptateur 20 W fourni.

Un ouvrage remis sur le métier ?

Un dernier mot à propos du design de ce HomePod mini : même si Sir Jony Ive a quitté la Californie et le poste de Chief Design Officer chez Apple en juin 2019, on peut légitimement se demander si ce n’est pas à lui que l’on doit ce nouveau modèle. D’une part, le communiqué de presse qui annonçait le départ de Ive précisait que LoveFrom, son nouveau studio de design londonien, poursuivrait la collaboration avec Apple.

Apple pro speakers

Apple Pro Speakers
© Macplus/Gilles Dounes

D’autre part, la forme du HomePod mini n’est pas sans rappeler celle des Apple pro speakers, dessinés par le même Jony Ive, et commercialisés par Apple avec le Power Mac G4 Cube notamment, à partir de juin 2000, puis avec d’autres modèles jusqu’en juin 2003. Ce ne serait d’ailleurs pas la première fois que Ive reviendrait sur l’une de ses propositions : le premier modèle de HomePod reprend la même forme cylindrique que celle du Mac Pro de deuxième génération, et le design « en cotte de mailles » des grilles d’aération de l’actuelle génération de Mac Pro  s’inspire de celui du Power Mac G4 MDD de 2002-2003.

Pouvoir Mac G4 MDD/Mac pro

Pouvoir Mac G4 MDD/Mac pro
©Apple/Mac plus/Gilles Dounes

Enfin, le HomePod mini reprend, de l’aveu même d’Apple, le principe de fonctionnement de son grand frère HomePod, présenté en février 2018, c’est-à-dire plus d’un an avant le départ du designer iconique de la marque à la Pomme.

Fonctionnalités du HomePod mini

Même si Apple a beaucoup communiqué lors de sa présentation sur les différentes fonctionnalités de sa nouvelle petite merveille, il s’agit d’abord d’une enceinte à haut rendement, destinée à diffuser de la musique.

Grâce au transducteur à large bande conçu à Cupertino (schématiquement un aimant au néodyme, classique désormais, mais dont Apple semble avoir encore amélioré le rendement. Ledit ressort fait vibrer une membrane grâce à un ressort qui sert d’intermédiaire, et le HomePod mini restitue un sens étonnamment riche et équilibré, nous allons y revenir.

Mais on est chez Apple : il s’agit également d’un haut-parleur intelligent, qui d’une part va analyser et traiter le signal 180 fois par seconde grâce à la puce S5 (celle de l’Apple Watch SE ou de la Séries 5) contre une puce A8 pour le HomePod. Et d’autre part qui va permettre un certain nombre de commandes à la voix avec Siri, grâce à 4 micros (contre 6 pour le HomePod), lesquels vont isoler la voix du bruit ou de la musique ambiante.

Ces 4 micros vont également permettre de prendre des communications en prenant la main sur l’iPhone, et bien entendu de transformer le HomePod mini en assistant intelligent, toujours  avec Siri. La petite merveille d’Apple se transforme également en interphone : entre 2 HomePod mini placés dans deux pièces différentes, mais également  en tant que récepteur si on envoie un message « interphone » à partir d’une Apple Watch ou d’un iPhone récent.

Enfin, il va faire office de hub et d’interface de pilotage domotique pour tous les appareils HomeKit de la maison, sous réserve qu’ils aient été au préalable dûment enregistrés dans l’application de l’iPhone.

Le HomePod mini à l’usage

Musique

Autant tuer le suspense tout de suite : la qualité de restitution est excellente, quel que soit le genre de musique et le registre privilégiés. Et ce, a fortiori si l’on se réfère à sa taille. Le guide d’ondes acoustiques dirige de son vers le bas, avec un principe qu’Apple a exploré déjà depuis longtemps avec les haut-parleurs de l’iMac, et que le guide d’ondes « en presse-agrumes » va répartir à 360°.

Guides d'ondes HomePod mini

© Apple Inc

La puce S5 va analyser le signal 180 fois par seconde (ce qu’Apple a baptisé « audio informatique »), et équilibrer la restitution de façon étonnamment efficace et agréable, quel que soit le style. De fait, le HomePod mini se tire avec les honneurs d’à peu près toutes les situations. Et ce, même si comme toutes les enceintes de sa catégorie et de son encombrement, il semble avoir une prédilection pour la voix humaine, et les instruments qui s’en rapprochent : cuivres, violoncelle, guitare acoustique, mais également la batterie et toutes les percussions.

 Du volume, mais…

Un bémol cependant : la plus belle enceinte du monde ne peut donner que ce qu’elle a. Vu son petit volume, et malgré sa remarquable dynamique, le HomePod mini conviendra à une pièce  moyenne, de 12 à 16 m²  comme une chambre, un bureau ou une cuisine. Pour un séjour par exemple, ou une fonction Home cinéma, il faudra se tourner vers son grand frère le HomePod de la cuvée 2018. 

D’autre part, il est sensible à la qualité de la prise de son et de la réalisation. À ce jeu-là, ce sont les fichiers audio ré-échantillonnés récemment et disponibles sur les plates-formes d’écoute qui tirent le mieux leur épingle du jeu. Nous avons effectué le test sur nos propres morceaux AAC encodés à 320 kb/s, lus à partir d’iPhone, d’un NAS ou d’un MacBook Pro. En ce qui concerne les services de musique en ligne, nous avons utilisé Apple Music (mais Spotify est également reconnu de façon native), et fait des essais (bluffants !) avec QOBUZ en streamant à partir du MacBook Pro.

 HomePod mini

HomePod mini
© Macplus

Il n’empêche : même s’il demande parfois de pousser le volume, comme pour la musique classique orchestrale par exemple, le HomePod mini a encaissé avec facilité à peu près tout ce que nous lui avons proposé (Cf  infra la playlist indicative que nous avons utilisée), et que nous connaissions bien. Et ce, quel que soit le registre : graves, médiums, aigus). En particulier, le petit prodige s’est joué du « crash test Kate Bush », et même du Motörhead [expérience à ne pas reproduire en dehors de la présence d’un adulte].

Haut-parleur intelligent 

Les commandes à la voix sont efficaces, même si l’accent de Siri est parfois déconcertant… tout comme sa compréhension des titres en langue étrangère, parfois. Le résultat est parfois cocasse. Cependant, les quatre micros présents font merveille, là où la paire présente sur l’iPhone était à la peine lorsqu’elle était esseulée. Il est ainsi possible d’interrompre la lecture d’un morceau, quelque soit le volume sonore de restitution… ce qui vaut mieux d’ailleurs,  si l’on considère le taux d’erreur encore trop important de Siri.

HomePod mini iPhone

© Apple Inc

Le HomePod mini sait aussi travailler de concert avec l’iPhone, puisqu’avec iOS 14 on peut voir sur l’écran des smartphones le petit témoin orange d’appel à Siri. Il est pour l’instant impossible de demander une liste de lecture personnelle, du moins vocalement. Néanmoins, c’est un jeu d’enfant de transférer la playlist en train de passer sur l’iPhone vers la petite enceinte, grâce à la puce Ultra Wideband (UWB). Et ce, simplement en approchant l’iPhone au plus près.

Assistant et maison connectée

Qu’il s’agisse d’interagir avec l’extérieur ou avec le réseau domestique, le HomePod mini rempli parfaitement son office. Que ce soit d’ailleurs dans un environnement calme, ou particulièrement bruyant. Nous avons ainsi pu le piloter pendant qu’il diffusait de la musique à un niveau conséquent, et ce avec la fenêtre ouverte sur la rue où le niveau sonore des travaux en cours était même supérieur à celui de la musique. Les quatre micros, éventuellement aidés par ceux de l’iPhone, se  sont montré particulièrement efficaces.

Tim Cook avait annoncé en juin dernier, lors de la dernière édition de la WWDC, qu’un effort particulier était fait pour améliorer Siri : ils ont manifestement porté leurs fruits. Les interactions restent cependant un peu limitées, dès lors que l’on cherche à associer une alarme avec une station de radio par exemple, ou un morceau particulier. Cela n’a pas été possible en langage naturel : pas sûr qu’un public large, auquel ce périphérique est destiné, aille jusqu’à la création d’une commande Automator.

C’est dommage : c’est sur ce genre d’avancée que l’on pouvait attendre Apple.

En revanche, un bon point pour la fonction « interphone » qui fonctionne non seulement d’un HomePod mini à l’autre, dans des pièces différentes, mais également avec l’Apple Watch ou un iPhone avec iOS 14.2.

Conclusion

Il est certains produits chez Apple qui ont la grâce, et qui ne sont pas forcément les plus chers. Les aficionados  parmi les plus anciens se souviendront par exemple de la première caméra iSight, commercialisée par la marque en 2004. À l’évidence, le HomePod mini est ceux-là : que ce soit au niveau des qualités musicales, des fonctions d’assistant ou du contrôle de l’environnement domotique,

La musicalité, la précision et la puissance de cette enceinte connectées sont étonnants, en particulier pour cet encombrement et dans cette gamme de prix. Le HomePod n’a certes pas la sonorité d’enceintes artisanales ou même plus haut de gamme parmi les les enceintes électronique, dont certaines valent parfois 20 ou 30 fois son prix. Mais il donnera beaucoup de plaisir d’écoute et de convivialité dans une chambre par exemple, un bureau ou une cuisine. On sera même tenté d’en mettre un peu partout dans la maison !

Le souci du détail

Une mention spéciale pour la mise en sourdine de la musique, ou du sont en général, lors des interactions avec Siri : le niveau du son n’est pas simplement baissé, voire complètement coupé. La musique continue, avec un volume diminué, mais également un son étouffé, avec un peu plus de basses et le son de la grosse caisse de la batterie. Exactement comme lorsque l’on quitte une salle de concert pour passer dans le sas avant l’extérieur, et que la première porte capitonnée vient de se refermer.

C’est à ce genre de petit détail que l’on sait qu’on est chez Apple, que l’on a affaire à des gens qui aiment, vraiment, la musique.

Le HomePod mini se destine à un public large, et à une utilisation qui reste casuelle : les obsédés du contrôle tatillon des paramètres, les audiophiles purs et durs, passeront donc leur chemin. Mais, même si dans l’absolu on aurait pu aimer disposer d’une personnalisation au moins logicielle (même l’equaliseur d’iTunes est désactivé), c’est définitivement un coup de cœur. 

On attend à présent avec impatience la mise à jour de son grand frère et la possibilité de constituer des systèmes mixtes, associant HomePod et HomePod mini, pour créer de véritables home cinéma avec l’Apple TV.

 HomePod mini : la playlist du test

Classique

Jazz/Blues

Folk

 Rythm`n Blues

Country/Rock

Pop/Electro

Bon à savoir :

Apple propose le guide complet du HomePod et du HomePod mini en ligne, mais également à télécharger et à consulter dans l’application Livres. Le guide de prise en main rapide spécifique au HomePod mini est également disponible en ligne, au format PDF. Enfin, nous avons choisi la teinte Space Grey pour ce nouveau modèle : il y a eu auparavant dans  l’histoire d’Apple des surprises dans la durée avec la teinte blanche de certains modèles, par exemple l’iMac G4 ou le bouton Home de l’iPhone 4 et 4S.

À l’heure où nous écrivons ces lignes, il n’est pas possible de commander un HomePod mini sur l’Apple Store en ligne pour Noël, avec des livraisons estimées pour la semaine du 3 au 7 janvier. Il est cependant possible de s’en procurer la petite enceinte connectée dans un délai plus raisonnable en passant commande auprès de l’Apple Premium Reseller le plus proche, qui le reçoit en général en quelques jours.

 

 

HomePod mini

99€
9

Note globale

9.0/10

Son

9.5/10

Fonctionnalités

9.0/10

Siri

8.0/10

Prix

9.5/10

On aime

  • Le son excellent
  • Les fonctionnalités
  • Siri amélioré
  • L'intégration iOS/MacOS/WatchOS
  • Le prix

On aime moins

  • L'assistant encore trop simple
  • Pas de réglages
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